Africasia
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Nombre de jours depuis leur départ : 88 jours - - - Nombre de pays traversés : 14 pays traversés - - - Nombre de kms réalisés : 15023 km

De Niamey à N’Djamena

Date de l'épisode : 12/12/2002
Endroit actuel : N´Djamena, Tchad
Nombre de jours depuis le départ : 88
Nombre de pays traversés : 14
Derniers pays traversés : Niger, Nigeria, Cameroun, Tchad
Nombre de kilomètres réalisés : 15023 km
Commentaires concernant le futur trajet : Tchad, Soudan, Ethiopie

Nous vous avions laissé en compagnie de la charmante famille Alloké à Niamey. Notre objectif étant de quitter le Niger et rejoindre le Tchad pour notre demande de visa pour le Soudan, via le nord du Nigeria et le Cameroun.. Clothilde Alloké, la fille de la famille nous remet deux plumes de paon en signe de bonne chance pour la suite de notre voyage, de même que des poèmes écrits de sa main afin d’occuper nos temps libres. Les deux plumes sont fixées sur les pare-soleil de sorte que l’on ne puisse jamais les rater et qu’elles nous portent tout le temps chance.

C’est le mercredi 24 novembre que nous quittons Niamey pour une longue traversée vers l’est. Nous arrivons à la frontière nigériane le 25 au soir et nous dormons à deux kilomètres de la frontière afin de démarrer tôt le matin et de passer le moins de temps possible au Nigeria. On a entendu de tout sur le Nigeria et on a décidé de passer par le nord afin d’éviter les grandes mégalopoles de Laos et Abuja où il parait qu’il ne fait pas bon se promener même en plein jour. Par contre au nord, ce sont les états qui ont adopté la Charria, c’est-à-dire la loi coranique et où il ne fait pas bon se promener non plus. Nous préférons donc la Charria aux grandes villes du sud et nous partons le 26 à 5 heures du matin afin de foncer vers le Cameroun. On vous avoue que la veille, nous n’avons pas super bien dormi et qu’en entrant au Nigeria, on s’attendait à tout. Eh bien, l’expérience se révéla super positive. On passe la douane sans aucun problème et les nombreux contrôles policiers sont passés en douceur. Cela ne nous coûtera que deux cigarettes pour les musulmans en plein Ramadan.
Parlons en des contrôles sur la route, il y environ tous les cinq kilomètres, deux troncs au milieu de la route devant lesquels il faut s’arrêter et puis zigzaguer quand le feu vert est donné par les policiers. A titre de comparaison en Europe, cela voudrait dire que de Bruxelles à Namur (où de Paris à Fontainebleau), vous êtes arrêtés une douzaine de fois... Pas très bon pour la moyenne.
De plus sur les voitures de flics, il est toujours inscrit ‘Fire to Fire’. En quelques mots, au feu, on répond par le feu. Ca met donc bien en confiance le long de la route.

Nous passons par la ville de Kano et nous roulons plus de 700 kilomètres sur la journée, ce qui est une de nos toutes bonnes journées de route. Le soir, nous passons la nuit à Maidiguri au Nigeria et c’est là que nous apprenons aux nouvelles qu’il y a eu des émeutes à Kaduna (200 km de Kano), lors de notre passage et tout cela à cause de Miss Monde. En apprenant cela, nous n’avons qu’une envie de plus en plus forte de quitter ce pays.

Nous démarrons de nouveau tôt le matin pour se ruer à la frontière Nigeria – Cameroun. Nous ne serons freinés que par quelques contrôles policiers et surtout l’état de la route avant la frontière. Nous arrivons à Fotokol, la première ville camerounaise, où nous obtenons un visa transit gratuit et très facilement. Nous ne restons que trois heures au Cameroun pour parcourir les 90 kilomètres nous reliant à la frontière tchadienne.

En milieu d’après-midi, nous passons la frontière et rejoignons l’hôtel Novotel. Et oui, il n’y a pas de terrain pour camper à N’Djamena. Par contre, il est possible d’utiliser les parkings à l’arrière de l’hôtel pour camper et profiter des installations (restaurant, piscine, tennis, bar) en payant un montant relativement bon marché. On est bien installé et cela tombe plutôt bien car la longue épopée pour l’obtention du visa pour le Soudan va commencer.

Tout d’abord, il faut se mettre dans l’ambiance de la ville et du pays. La ville de N’Djamena est très petite et à part se balader au Grand Marché, il n’y a rien à faire. Le pays, lui sort d’années de guerre et tout est encore trop réglementé. Voici les quelques formalités à remplir en arrivant dans le pays.
• Premièrement, il faut aller s’enregistrer au Ministère de la Sécurité Publique afin de dire que l’on est dans le pays. Cette formalité est encore rapide.
• Deuxièmement, il faut demander une autorisation pour prendre des photos auprès du Ministère de la Communication. Il faut trois jours pour avoir le papier signé par le Ministre des Communications et il faut payer 20.000 CFA (environ 30€). Nous sommes dans l’illégalité car nous prenons des photos sans avoir ce permis.
• Finalement, afin de pouvoir sortir de N’Djamena, il faut une autorisation de circuler à demander auprès du Ministère du Tourisme et qui doit être signée par le Ministre du Tourisme et par le Ministre de la Sécurité Publique. Incroyable mais vrai.
Il nous faudra plus d’une semaine et des multiples aller-retour dans les deux ministères afin d’obtenir un papier nous permettant de quitter la capitale. On devenait fou.

Maintenant que vous en connaissez un peu plus sur le pays et la ville, venons-en au principal, la demande de visa pour le Soudan. Arrivés le dimanche 25 novembre au soir à N’Djamena, le lundi matin, nous allons trouver Monsieur Guy Mallet, le consul honoraire belge ici au Tchad. Il appelle en personne l’ambassadeur du Soudan et lui dit qu’il lui envoie deux belges afin d’obtenir un visa pour transiter vers l’Ethiopie. De plus, il nous fait une petite lettre à donner lorsque nous allons à l’ambassade. On se dit que cela commence bien.

Le mardi 27, nous nous rendons à l’ambassade du Soudan avec notre lettre du Consul Honoraire Belge. On donne nos passeports au réceptionniste. Il griffonne nos deux noms sur un papier en arabe et nous dit ‘Je vais faxer cela à Khartoum, revenez dans deux ou trois semaines pour voir si Khartoum vous donne le visa ou non’. Alors là, ca se présente beaucoup moins bien. On a beau lui dire plein de choses, la procédure est la procédure. La manière dont cela fonctionne est la suivante : pour tous les non-africains, les ambassades doivent demander l’autorisation de délivrer le visa à Khartoum et cela peut prendre une semaine, deux semaines, trois semaines et même plus. Donc en quelques mots commence notre longue attente de la réponse de Khartoum sans même être certain que l’on aura le visa. Là, cela devient vraiment moins marrant.
Afin d’essayer d’accélérer la procédure, nous obtiendrons grâce à une tante de François travaillant au Ministère des Affaires Etrangères en Belgique, une lettre de l’ambassadeur de Belgique en Ethiopie, à destination de l’ambassadeur du Soudan au Tchad, lui demandant de nous donner un visa afin que l’on puisse rejoindre l’Ethiopie pour les fêtes. Nous irons avec cette lettre a l’ambassade du Soudan et nous verrons cette fois-ci le Consul et plus le réceptionniste avec son air idiot (on se lâche car qu’est ce qu’il nous gonfle). Ce sera un document en plus à notre dossier mais impossible de dire si cela va aider ou accélérer les choses.

Après une semaine, toujours pas de réponses de Khartoum. On occupe donc notre temps de la manière suivante :
• On profite de la piscine du Novotel, mais à force, on s’en lasse. On a vu passer au moins cinq équipages Air France en escale...
• On passe dans les ministères pour les formalités décrites ci-dessus,
• On fait réparer la voiture. On a sympathisé avec un des mécanos Martial qui nous a pris d’amitiés. On y vient plus tard,
• On lit beaucoup de livres. On arrive au bout du stock. Il est temps que la réponse arrive.
• On passe le dimanche 1er décembre avec Martial (le mécano) et ses amis. Il nous invite à passer la journée chez lui et on s’en souviendra longtemps. On passe un vrai dimanche africain avec des catholiques en plein Ramadan. Tout d’abord, on commence par un bar à 11 heures du matin et nos verres ne se videront jamais jusque 18 heures. Après le bar, la copine de Martial nous a préparé un délicieux repas à base de poisson, à manger évidement avec les mains. L’après-midi sera suivie par un Pari-Vente. Alors cela, c’est propre à N´Djamena. Un groupe de femmes loue un bar, et invite toutes les personnes qu’elles connaissent, en espérant gagner de l’argent avec les recettes des boissons et de la nourriture vendue. Des invitations sur papier sont distribuées en ville avant le Pari-Vente. Cela dure de 10 heures du matin à l’aube. On est arrivés vers 14 heures et on a dansé et bu le reste de l’après-midi. On était les seuls blancs présents de telle manière que les jours qui suivaient des personnes nous reconnaissaient en ville et nous disaient : ‘Je vous ai vus au Pari-Vente Dimanche, c’était bien, n’est-ce pas ?’. On répondait : ‘Oui, oui’ poliment sans évidement reconnaître la personne car ils se ressemblent tous.
En fin de journée, Martial et ses amis nous reconduiront après s’être arrêtés dans deux boites et s’être retrouvés à moitié dans le fossé avec la Peugeot 504 de son oncle. On est rentré vivants avec un grand ‘sourire aux lèvres’.
• Nous passons du temps avec les étrangers de passage au camping. Nous nous retrouverons avec quatre italiens pendant quelques jours (un backpacker errant au Tchad, un cycliste parti depuis plus d’un an du nord de l’Italie et qui a traversé le désert algérien en poussant son vélo dans le sable, un couple en Land Rover venant de Khartoum et nous donnant encore plus envie d’avoir notre visa). Nous aurons même droit a une vrai pizza italienne cuite dans un four de fortune en plein milieu du camping.

Après une semaine et demie, toujours pas de réponses. Le temps devient vraiment long. Nous décidons de quitter N´Djamena pour aller vers le lac Tchad. Nous partons donc le jeudi 5 décembre pour trois journées de ballade. Ceci nous permet d’aller à la rencontre des peuples du désert tchadien. La route pour s’y rendre est sablonneuse et les pistes peu praticables. Nous passons dans des villages où un vent permanent soulève le sable des rues donnant un aspect surréaliste. Les femmes sont habillées avec des couleurs très vives. Nous rencontrons des caravanes touaregs composées de chameaux et d’ânes se rendant vers le sud du pays afin de faire du commerce. On se croirait au Moyen Age tellement ce mode de vie est éloigné de ce que nous avons rencontré jusqu’à présent. Le contact avec les gens est très difficile et nous les trouvons même agressifs vis-à-vis des étrangers. En se promenant dans un des villages, nous étions suivis par une vingtaine de jeunes dont certains nous jetaient des pierres. On ne s’est pas éternisé. Par contre, la beauté des lieux et le mode de vie de ces peuples est inoubliable.

Le mardi 10 décembre, après deux semaines d’attente du visa, nous n’avons toujours pas de réponse de Khartoum. Le temps devient très très long. Nous recontactons le Consul Honoraire Belge qui rappelle l’ambassadeur du Soudan en disant qu’il veut nous expédier au Soudan le lendemain. La réponse est toujours la même : ‘Il faut attendre la réponse de Khartoum’. Cela ne nous avance donc toujours pas.

Le mercredi 11 décembre, nous nous représentons à l’ambassade du Soudan. Nous retombons à nouveau face au réceptionniste, avec son sourire benêt et nous annonce qu’il n’a toujours pas de réponse. On s’enfuit.
On commence vraiment à la trouver mauvaise et on analyse toutes les autres possibilités :
1. Descendre en voiture jusque Douala au Cameroun et mettre la voiture sur un bateau jusqu’en Afrique du Sud. Le résultat est très rapidement dissuasif. Prochain départ le 18 décembre, 25 jours de traversée jusque Durban en Afrique du Sud et un budget prévisionnel de 3.000 à 4.000 € pour le bateau, les frais de port, de douane et les billets d’avion pour nous deux car pas possible de voyager sur le bateau.
2. On téléphone à l’ambassade du Soudan en Ethiopie et ils nous apprennent que l’on peut avoir le visa en deux jours. L’option est donc d’envoyer un de nous deux en avion sur à Addis Abeba et aller chercher les deux visas là-bas. Le coût de l’avion est de 600 €.
3. Les allemands avec qui l’ont veut traverser vers Khartoum nous proposent de passer par un centrale émettant des visas en Allemagne. Cela prend une journée. Il faut donc envoyer nos passeports à Berlin par DHL et cela prendra une semaine.

Mais avant cela, on repasse au bureau du Consul Honoraire de Belgique et on lui explique la situation. Il prend son téléphone et appelle l’ambassade du Soudan au Tchad. Il tombe sur le consul général du Soudan qui lui demande de passer demain avec nos passeports, une lettre de recommandation et 50.000 CFA.

On fait donc le point. On attend demain pour voir les résultats avec le Consul, puis on choisit l’option 3 si Berlin nous certifie que cela fonctionne pour les Belges, puis l’option 2 et finalement mais vraiment si rien d’autre n’est possible l’option 1.

Le jeudi 12 décembre, nous nous rendons au Consulat de Belgique. Le Consul prend sa voiture et se dirige vers l’ambassade du Soudan, il déclare son identité au réceptionniste que nous aimons tant, les portes s’ouvrent et nous allons directement dans le bureau du Consul Général du Soudan au Tchad. On est reçus comme des rois (petits gâteaux, thé, etc.). Toutes les politesses entre consuls se font et on en vient à notre cas. Pas de problèmes, le Consul du Soudan appelle notre bien-aimé réceptionniste qui remplit les formulaires, prend nos photos et la somme pour les visas. Le Consul du Soudan prend une carte du Soudan et nous explique la meilleure route à prendre. On se croirait dans un film... En fin de réunion, le Consul du Soudan dit au Consul de Belgique que les visas seront prêts demain matin á 9 heures et que son chauffeur peut venir les prendre. On n’en croit pas nos yeux et nos oreilles.
En sortant, le Consul de Belgique nous dit qu’à son avis, il n’y a pas de dossier envoyé à Khartoum, que c’est plus par relation que les visas s’obtiennent. En tous cas, le résultat est là, on est plus que soulagés.

Nous faisons donc des courses cette après-midi pour se préparer à la longue traversée de 2500 kilomètres vers Khartoum sur des ‘routes’ peu praticables et qui devraient durer environ 10 jours. Nous passerons donc Noël à Khartoum. Nous ferons le trajet avec Angelika et Niels Paulsen, qui nous ont attendu et soutenu durant ces journées d’attente. C’est déjà avec eux que nous avions traversé le désert mauritanien.

Vivement demain que l’on ait nos visas en main et que l’on se barre d’ici...

Vous voulez en savoir plus…

Le Ramadan

Durant notre séjour à N’Djamena, nous étions en plein pendant le Ramadan et la fête pour la fin du Ramadan. La ville vit au ralenti et même au Grand Marché qui est le centre nerveux de la ville, il est presque impossible de trouver de quoi manger durant la journée. Les musulmans suivent donc strictement le jeûne durant cette période.
Par contre, dans certains quartiers non musulmans de la ville, la vie est normale et il est possible de trouver cigarettes et alcool.
La fête de fin du Ramadan était le jeudi 5 décembre. Et là, nous n’avons jamais vu la ville de N’Djamena si morte. Tout était fermé, les rues désertes. Et petit à petit, elle revit et l’activité reprend son cours normal.
La fête de fin du Ramadan est sacrée. Tous les musulmans nous demandent comment s’est passé la fête pour nous et se font un plaisir de nous dire qu’ils ont bien fêté de leur côté. Cette fête dure du jeudi au dimanche.

Les religions

La religion musulmane est très répandue dans le nord de l’Afrique et prend de plus en plus d’essor face aux autres religions moins homogènes (influence de sectes, ...)
Ce qui nous surprend, c’est la parfaite cohabitation entre ces différentes religions (principalement musulmane et chrétienne) dans la vie de tous les jours.
Les problèmes de religion, entre autres les émeutes qui se sont produites au Nigeria suite au concours Miss Monde, émanent plus du politique et c’est surprenant quand on a eu l’occasion de voir la bonne entente au jour le jour.

La pauvreté

Nous sommes tous les jours confrontés à la pauvreté des pays que nous traversons. Elle se manifeste principalement au travers de la mendicité dans les rues et aussi au travers des personnes vivant dans un dénuement presque complet.
Dans les villages, comme les grandes villes, nous sommes continuellement côtoyés par des personnes nous demandant de l’argent ou des cadeaux. Il s’agit majoritairement d’enfants ou de personnes handicapées. Nous donnons de temps en temps une pièce car il est serait impossible de donner à tout le monde.
Concernant le dénuement dans lequel vivent les personnes, nous avons eu l’occasion de partager le mode de vive de certains africains. Ils vivent de très peu de choses par rapport au luxe que nous avons en Europe. Ils vivent au jour le jour sans trop penser au lendemain. Et cela leur permet de pouvoir se nourrir chaque jour. Nous n’avons jamais été confrontés à des personnes souffrant de la famine.
Malgré leurs conditions de vie précaires, ils ont toujours le sourire.

Le coût de la vie

Le Tchad est le pays le plus cher que nous avons traversé depuis le début de notre voyage. Les prix sont doublés, si pas triplés par rapport à l’Afrique de l’ouest. Cela est principalement du au peu de richesses du pays, l’absence d’accès à la mer et donc la dépendance aux pays voisins (principalement le Cameroun). Cela n’arrange pas notre budget vu que c’est le pays dans lequel nous passons le plus de temps depuis le début du voyage.

Notre vie de mécano

Depuis Cotonou, il y avait un bruit étrange sous la voiture lorsque l’on accélérait. Nous ne trouvions pas d’où cela provenait. C’est finalement en cherchant une demi-journée avec Martial que nous avons décelé que le croisillon de l’axe de transmission était défectueux. Aussitôt, on se rend au marché et on trouve les pièces sur le champ.
Nous avons connu notre première crevaison à N’Djamena. Avant cette crevaison, nous sommes passés sur tous types de terrain, les pneus ont énormément souffert mais pas de crevaison. C’est sur le terrain de camping alors que la voiture n’avait pas bougé depuis deux jours que nous avons trouvé notre premier pneu crevé. Nous pensons que la voiture en a aussi marre d’attendre sans bouger et elle nous le fait savoir.

La voiture est donc totalement prête pour la grande traversée vers l’est. Elle a retrouvé notre totale confiance.

Nos plus belles rencontres


• Le Consul Honoraire de Belgique au Tchad, Monsieur Mallet, qui a suivi pas à pas et s’est impliqué de tout son pouvoir dans notre démarche pour obtenir le visa. C’est grâce à son intervention que nous pouvons lever le camp demain et continuer notre traversée de l’Afrique du nord au sud,
• Martial, le mécano, qui nous a fait découvrir une autre facette de la vie à N’Djamena
• Tous les voyageurs que nous rencontrons au camping. C’est le lieu de rencontre de tous les gens voulant passer à l’est et venant de l’est. C’est le premier endroit où nous rencontrons tant de routards voyageant comme nous.


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