Africasia
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Nombre de jours depuis leur départ : 188 jours - - - Nombre de pays traversés : 23 pays traversés - - - Nombre de kms réalisés : 31.623 km

De Kigali à Victoria Falls

Date de l'épisode : 23/03/2003
Endroit actuel : Victoria Falls, Zimbabwe
Nombre de jours depuis le départ : 188
Nombre de pays traversés : 23
Derniers pays traversés : Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Botswana
Nombre de kilomètres réalisés : 31.623 km
Commentaires concernant le futur trajet : Botswana, Namibie, Afrique du Sud

C’est à Kigali que nous nous étions quittés au dernier épisode. Nous avons passé de splendides moments dans ce pays et cette ville où nous avons rencontré beaucoup de personnes connaissant ou ayant vécu en Belgique. Pour tous ceux qui connaissent Louvain-La-Neuve (ville universitaire francophone en Belgique), le Bar des Sauvages (bar africian de cette ville) est un des grands souvenirs de beaucoup de Rwandais lors de leur séjour en Belgique.
Encore merci à Patrick et Albert qui nous ont si bien accueillis à Kigali.

Nous quittons le Rwanda avec comme objectif la ville d’Arusha en Tanzanie en traversant le Parc National du Serengenti et le cratère de Ngorongoro. Nous rejoignons la Tanzanie et passons par le sud du lac Victoria. A cet endroit, plus de routes en goudron mais on retrouve des pistes en terre. Et c’est là que va se passer un des moments qui restera comme le plus mauvais souvenir de notre voyage. François est au volant et un bus arrive à pleine vitesse en face de nous. La piste est étroite. François se range sur le côté et le bus passe en trombe à côté de nous. Nous continuons notre chemin. A nouveau, un bus arrive en face de nous, François se range et s’arrête sur le côté voyant arriver le monstre. Le bus passe à côté de nous mais se rabat trop rapidement. On voit la carroserie du bus se rapprocher de plus en plus près de notre Land Rover. Il la touche, la griffe et arrache une partie de la carroserrie à l’arrière de la voiture. Plus de peur que de mal, ce n’est que de la carrosserie froissée. Le bus qui n’a rien s’arrête et tous les passagers en descendent, c’est-à-dire pas loin de cinquante personnes. Comme par hasard, plus personne ne parle anglais dans ce genre de moment. Ils ne parlent que Swahili. On finit par trouver le conducteur qui ne veut nous montrer ni papiers, ni assurances. La pression commence à monter. Les voyageurs s’impatientent et veulent repartir. On dit donc que l’on va ensemble au poste de police le plus proche. Le bus démarre en trombe, impossible de le suivre et on ne le reverra plus. On décide d’aller porter plainte au prochain poste de police que l’on croise. Un policier note sur un papier, la marque de la voiture, le numéro de la plaque de notre voiture, celle du bus et le nom d’un de nos sponsors « La Halle aux Bois » sur un papier. OK, on a compris, on n’aura rien.
C’est un des plus mauvais souvenirs car malgré le fait que l’on soit dans son droit, on se retrouve impuissant face à la situation. Et en se retrouvant entourés de cinquante personnes « contre nous », on sent que l’on ne pourra rien faire et qu’il vaut mieux abandonner.
Mais on a entendu pire par la suite. De Tanzaniens nous ont dit que l’on avait bien fait de ne pas insister avec la police car il aurait pu nous accuser d’avoir causé un accident avec victimes et tant que le contraire ne serait pas prouvé, on n’aurait pas pu quitter le territoire, à moins de payer une petite somme sous la table, évidement.
Comme quoi, on s’en est bien sorti vu la taille du bus et on a pu rafistoler la voiture bon marché lors de notre arrivée à Arusha.

Après cette mauvaise journée, nous reprenons des couleurs avec la traversée du Parc national de Serengeti et de Ngorongoro.
Le parc de Serengeti se trouve au sud et est la continuation en Tanzanie de la Réserve Naturelle de Masai Mara au Kenya. Un des caractéristiques de ce parc est son immensité. Pendant deux journées, nous parcourons des paysages avec des plaines à perte de vue. Nous rencontrerons à nouveau des centaines d’animaux : des lions, des éléphants, des hyènes, des autruches, des phacochères, des giraffes et encore bien d’autres. Le parc du Serengeti et de Masai Mara sont connus pour la migration annuelle des gnous. Ils sont chaque années près de deux millions de gnous, accompagnés de zèbres, de hyènes, et d’autres animaux à descendre du Masai Mara au Serengeti et ensuite remonter vers le Masai Mara à la recherche des points d’eau et d’herbe fraîche. C’est à la limite du Serengeti et du Ngorongoro que nous trouverons des plaines ‘remplies’ de gnous et de zèbres. Il y a tellement d’animaux que l’horizon n’est qu’une tâche noire de gnous et de zèbres. C’est à couper le souffle.
Après avoir quitté le Serengeti, nous sommes prêts à grimper les pentes du cratère du Ngorongoro. Nous sommes prêts mais la voiture a l’air beaucoup moins prête que nous. Le témoin de batterie n’arrêtait pas de clignoter et la température augmente à vue d’oeil. Inspectant le capot, on se rend compte que l’alternateur ne fonctionne que de temps en temps. La voiture pourrait donc s’arrêter net. Finalement, arrivés sur les bords du cratère, nous décidons d’aller voir le cratère le jour même, en se disant que la voiture ne va pas nous lâcher dans un endroit si merveilleux. Et de fait, c’est un endroit paradisiaque. Il y a un lac en plein milieu du cratère et des millions d’animaux vivent dans cet espace confiné entre les parois abruptes du cratère. C’est tellement beau et cela donne une telle impression de sérénité que l’on se demande si ce n’est pas l’endroit où s’est échouée l’arche de Noé. On a vu quelques parcs durant notre voyage et le cratère de Ngorongoro restera un des plus beaux souvenirs.
Tant bien que mal, la voiture arrive à remonter les pentes du cratère (on ne peut aller dans le cratère qu’en 4x4) et nous ramène dans un camping situé sur le sommet du cratére. Nous y rencontrons un anglais mordu de Land Rover, qui nous dit que nous avons eu de la chance de ne pas être resté coincé en pleine route. Notre voiture devait aussi trop apprécié le paysage et ne voulait pas s’arrêter. Cela nous arrangeait bien....
En pleine nuit, nous sommes réveillés une première fois par des bruits étranges. Ce sont deux hyènes qui ont dérobé nos deux bidons d’eau en plastique que nous n’avions pas rentrés dans la voiture. Le matin, nous retrouvons les bidons à dix mètres de la voiture complètement déchiquetés. Direction poubelle.
Un peu plus tard dans la nuit, ce sont des ruminements qui nous réveillent. Au pied de l’échelle de notre tente de toit, quatre buffles sont en train de brouter l’herbe fraîche de la pelouse du camping. Nous sommes contents d’être en hauteur. Nous les observons de longs moments.

Le 21 février, nous arrivons à Arusha où nous sommes accueillis chez Sarah, une amie de Pierre. Sarah nous fait découvrir la ville, nous sort dans les restos, bars et boîtes de la ville en compagnie de ses amis belges et canadiens, nous donne le nom des bonnes agences pour le Kilimandjaro, nous indique le nom d’un super garagiste qui nous réparera l’alternateur, la carrosserie (suite à l’accident) et les amortisseurs (ils ont aussi souffert) pour la modique somme de 10 dollars et en un temps record de deux heures. Juste pour le remercier, voici ses coordonnées « Adson Motors, Adam N. Moshi, PO BOX 8078, Arusha, Tanzanie ». Thanks again Adam...
En quelques mots, nous sommes entre de bonnes mains à Arusha.

Et c’est dans cette ville si calme d’Arusha qu’à deux reprises, nous serons confrontés au vol. Tout d’abord, nous nous promenons dans la rue avec Sarah. Son téléphone sonne, elle ouvre son sac et le laisse ouvert. Un petit gosse de 12 ans met discrètement la main dans son sac et ressort des billets. Mais François est juste derrière et reprend les billets de la main du gosse. Il est scié et part en courant. C’est aussi lors d’un rock endiablé de Sarah et Pierre que leurs deux GSM seront subtilisés. Cette fois-ci, François n’était pas là. Où traînait-il ? Trop tard, les deux GSM, on ne les reverra plus.

Un de nos objectifs en venant à Arusha était d’atteindre le sommet de la plus haute montagne d’Afrique, le Kilimandjaro (5895m). Nous décidons d’emprunter la route Machame pour la montée et de redescendre par la route Mekwa. Il s’agit d’un trekking de 6 jours et 5 nuits sous tente. C’est le lundi 24 février que nous entamons cette ascension. Pour le Kili, il est obligatoire de passer par une agence pour les treks. Nous nous retrouvons donc avec une guide Amani, un asistant guide Samuel, un cusinier Neslon et trois porteurs. Tout cela pour nous deux.

Le programme est le suivant :
• Jour 1 : Machame Gate (1700m) – Machame Camp (3100m)
• Jour 2 : Machame Camp (3100m) – Shira Camp (3800m)
• Jour 3 : Shira Camp (3800m) – Lava Tower (4600m) – Baranco Camp (3950m)
• Jour 4 : Baranco Camp (3950m) – Barafu Camp (4600m)
• Jour 5 : Barafu Camp (4600m) – Stella Point (5745m) – Uhuru Peak (5895m) – Mekwa Hut (3100 m)
• Jour 6 : Mekwa Hut (3100 m) – Mweka Gate (1700m)

Il ne s’agit donc pas de la route principale, la Marangu route. Bien que ce ne soit pas la route principale, il y a énormément de monde. Il faut savoir que chaque année, il y a plus de 15.000 personnes qui tentent d’atteindre le sommet du Kilimandjaro. C’est une vraie autoroute qui doit rapporter ds millions de dollars à l’état vu les prix demandés pour l’enrée au parc (405 USD /pers pour les 6 jours et 5 nuits).
Les quatre premiers jours de l’ascension se passent splendidement bien. Nous avons le bon rythme, pas de problèmes d’altitude et on se sent en pleine forme. Notre équipe est super sympa et notre cuistot nous fait de top petits plats. On rencontre plein de sportifs et moins sportifs voulant défier le mont Kili. Le seul problème depuis le début, c’est que François avait demandé un sac de couchage à prêter à l’agence et au lieu de lui donner un sac de couchage de montagne, il s’est retrouvé avec un sac de couchage « de plage ». Au fur et à mesure que l’on prend de l’altitude, François se bat donc avec son sac de couchage, une couverture de survie et ses vêtements pour lutter contre le froid.
C’est la veille du jour 4 (avant la montée au sommet) que les choses se corsent. On va dormir à 18h00 car il faut se lever à minuit pour entamer la montée finale. François se réveille avec de la fièvre, les jambes en coton et mal de tête.
C’est parti pour six heures minimum de montée. Pierre suit le guide avec un rythme parfait. François suit Pierre comme un automate en ne pensant qu’à une chose : le sommet. La montée est longue et interminable. A 5700m, c’est-à-dire 45m avant le Stella Point, le bord du dôme, François s’écroule d’épuisement. « Je peux plus, mes jambes n’arrivent plus à me porter ». Samuel, notre assistant guide attrape François par le bras et l’aide à monter les 45m jusque Stella Point. Quelques minutes de repos et c’est reparti pour le sommet. Pierre contiue son ascension et François continue à tituber derrière lui durant les 150 derniers mètres qui nous mèneront au sommet. Nous sommes le vendredi 28 février, il est 6h09 du matin pour Pierre et 6h10 pour François lorsque nous atteignons Uhuru Peak, le sommet du Kilimandjaro à 5895m, le sommet de l’Afrique. On l’a fait et on en pleure de joie.
Nous ne restons que très peu de temps au sommet vu le vent et les –15 degrés. Pierre a les mains qui commencent à geler en voulant prendre une photo et François a l’impression d’être sorti toute la nuit tellement il ne tient plus sur ses jambes. La descente vers le camp de base d’où nous sommes partis ce matin sera un calvaire. Arrivés sur place, François s’écroule dans la tente. En se réveillant, la fièvre est toujours présente. Vu son état, François ne veut plus passer une nuit de plus dans son sac de couchage de plage à 3100m. Nous redescendons donc jusqu’en bas de la montagne et reprenons la direction d’Arusha. Ce vendredi, nous aurons donc fait un dénivellé de 1295m positif et 4195m négatif. Nous sommes morts mais tellement content.

Nous pasons le week-end à Arusha en compagnie de Sarah et sa colocataire canadienne Andrea. Et aussi de JP, Jean-Philippe, un ami belge de Sarah avec lequel on passera d’excellents moments et on aura des fou-rires interminables en relatant des anecdotes belges.

La santé de François ne s’améliore pas pendant le week-end et dimanche, après une pointe de température à plus de 40 degrés, François va faire des examens dans un centre médical d’Arusha. Diagnostic, pas de malaria, pas de fièvre typhoide, rien sauf une bonne grippe. Lundi, malgré les médicaments, la fièvre ne descend pas. Retour au centre médical et nouveaux examens. Diagnostic, il ne s’agit pas d’une grippe mais d’une infection bactérienne. Explication du docteur : « Cela s’attrappe par les bactéries dans l’air ambiant. ». Nous n’en saurons pas plus mais nous en venons à la conclusion qu’il y a des bactéries dans l’air au Kilimandjaro car c’est lors de l’ascension du Kili que François s’est choppé sa maladie. Incroyable, non ?
Trois injections à trois jours d’intervalles et François est de nouveau sur pied. Nous quittons avec grand regret Sarah qui nous a tellement bien soigné (dans les deux sens du terme) durant tout ce séjour.

Dès le mercredi 5 mars, nous reprenons donc la route en direction de Dar Es Salam. En effet, nous avons pris un petit peu de retard pour le rendez-vous avec Marilo et Boss, nos deux amis belges qui font l’Afrique en vélo et que nous avions rencontré le second jour de notre voyage juste après Paris (www.capvelo.org). Depuis, ils ont troqué leurs vélos contre des sacs à dos et continuent leur voyage en Afrique. Nous avons prévu de nous retrouver à Dar Es Salam afin de passer quelques jours ensemble sur le petit paradis qu’est l’île de Zanzibar.
Les plages de Zanzibar sont exceptionnelles. Jamais, nous n’avons vu de l’eau si transparente. De plus, quel bonheur de pouvoir partager avec Marilo et Boss nos expériences de l’Afrique. Malheureusement, nous ne passerons qu’une journée entière sur l’île suite au retard pris par la maladie de François et aussi car nous avons rendez-vous avec Géraldine, la soeur de Pierre que nous devons cueillir à l’aéroport de Victoria Falls, à plus de 2500 km de Dar Es Salam, le 12 mars au matin.

C’est donc le samedi 8 mars que nous prenons le bateau pour quitter l’île et foncer (c’est un grand mot pour notre voiture) vers les chutes Victoria. Dès que nous quittons les côtes pour s’enfoncer dans le pays, la saison des pluie est au rendez-vous et nous faisons la majeure partie du voyage jusqu’à Victoria Falls sous la pluie. Nous quittons la Tanzanie le lundi 10 mars pour rentrer en Zambie. Ils nous restent environ 1500 km. Et c’est là que cela devient carnaval. Première ville Zambienne, barrage de police. Un policier prend le permis de François, le confisque et dresse un procès verbal de 216.000 kwachas (55 US$) pour les trois fautes suivantes :
• Pas d’autocollants déflecteurs à l’avant (il s’agit d’autocollants réfléchissants blancs qui sont apparement obligatoires en Zambie). Comment peut-on être au courant, on vient d’arriver et personne ne nous l’a dit ?
• Pas de triangle en cas de panne
• Phare marche arrière ne fonctionne pas
Après plus d’une heure de palabres, d’excuses, de n’importe quoi, on nous remet nos papiers et on part sans rien payer.
Deux cent kilomètres plus tard, nouveau barrage. On se dit avec Pierre que l’on fait semblant de ne pas parler anglais. Pas de chance, un des policiers parle français.
De nouveau, procès-verbal à cause du triangle, 54.000 kwachas. On s’en tire à nouveau mais on commence à prendre du retard et la date du 12 mars se rapproche. On décide donc de rouler de nuit pour rattrapper le retard. Et là, la malchance nous poursuit, le voyant de la batterie se remet à clignoter. Et le lundi 10 mars à 22h00 en plein milieu de la brousse zambienne, notre voiture, pour la première fois, nous abandonne sans pouvoir avancer. Contrairement aux policiers qui sont imbitables, les zambiens sont très sympas. Une camionnette s’arrête en pleine nuit avec six personnes à l’intérieur. Ils rechargent notre batterie et aident tous à pousser la voiture pour redémarrer. Nous rejoindrons la petite ville de Kapiri-Moshi à 20 kilomètres de là pour la nuit.
Nous passerons la matinée du 11 mars dans un garage pour fixer le problème. Le trajet continue et là, nous tombons sur un flic qui nous a fait bien rire sans qu’il ne le sache. Il nous fait signe de s’arrêter et nous dresse un procès-verbal car l’avant de la voiture s’est arrêté au niveau de son épaule et non de sa main. C’est donc une faute grave, nous nous sommes arrêtés 1 mètre trop loin. Cela sera vite traité car il a du voir que nous ne le prenions pas au sérieux et que son argument était foireux. Il nous laisse partir.
Nous dépassons Lusaka, la capitale de la Zambie et à la sortie de la ville, nous nous faisons flasher. Eh oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, il y a des flashs en Zambie. 84 km/h au lieu de 80 km/h. Nous refaisons nos touristes qui ne parlent pas anglais. Après une demi-heure, Pierre lâche aux policiers un mot en swahili enrobé dans un anglais hésitant : « We always drive Pole Pole (qui veut dire doucement) ». C’est l’éclat de rire général et nous sommes repartis sans rien payer.
C’est pas vrai, le témoin de batterie se rallume. François chipote sous le capot et trouve la cause : le fil de l’alternateur mal branché. On continue donc la route en faisant des arrêts réguliers pour rebrancher le fil.
Nous sommes le mardi 12 mars, il est 10h30, nous entrons dans l’enceinte de l’aéroport de Victoria Falls au Zimbabwe. Une heure après, nous voyons poindre la frimousse de Géraldine. Après quatre jours de route, nous sommes au rendez-vous avec 1 heure d’avance. Même Géraldine n’y croyait pas.

Nous passons 10 jours en compagnie de Géraldine qui nous fait part des derniers potins belges et étrangers.
Nous posons nos valises à Victoria Falls, la ville du côté zimbabween des chutes Victoria. La première chose est de changer de l’argent. Et là aussi, c’est du sport. On vous explique. Il y a plus ou moins un moins, le cours officiel du dollar zimbabween était de 55Z$ pour 1US$. Il a été remonté aux alentours de 800ZS pour 1US$ et cela pur lutter contre le marché noir où le taux atteint entre 1200 et 1300Z$ pour 1US$. On hésite donc pas et on trouve un changeur afin d’avoir le meilleur prix. Il faut aussi savoir que la plus grosse coupure au Zimbabwe est de 500Z$. On change 150US$ et on se retrouve à compter plus de 350 billets.
Ce taux au marché noir rend la vie au Zimbabwe très bon marché. Nous en profiterons donc pleinement pendant cette pause de 10 jours. Nous ferons le tour des restaurants de la ville et jamais n’hésiterons a se rafraîchir avec une bonne Zambesi, la bière locale.

Vcitoria Falls est un des haut lieu touristique de l’Afrique et propose multiples activités.
Nous commencons notre séjour en compagnie de Géraldine par la visite des chutes. Ces chutes sont magnifiques mais il n’est pas toujours facile de les apercevoir. En effet, il y a tellement d’embruns (remontées d’eau) que dès que l’on s’approche des chutes, il pleut tellement fort que l’on ne voit plus rien. La visite se fait donc soit en maillot de bain, soit avec de bons vêtements contre la pluie. C’est aussi aux chutes Victoria que nous verrons la statue de Livingstone qui a découvert les chutes. Nous prenons quelques clichés en compagnie de Livingstone ; un clin d’oeil au père de Pierre qui nous a surnommé Stanley (Pierre) et Livingstone (François).
N’ayant pas asez vu les chutes, nous décidons de remonter le Zambèze en jetboat pour aller au pied des chutes. Il s’agit d’un bateau propulsé par deux moteurs énormes et qui remontent les quatre premiers rapides du Zambèze pour arriver aux pieds des chutes. Cette remontée des rapides est sportive. Le panorama aux pieds des chutes est fantastique.

Nous quittons quelques jours Victoria Falls et le Zimbabwe pour nous rendre dans le pays voisin le Botswana. Entassé à trois à l’avant de la voiture, nous nous rendons au Parc National de Chobe. Nous nous posons dans un camping juste à côté du parc et de la rivière Chobe qui regorgent de crocodiles et d’hippopotames. Nous ouvrons la tente de toit pour Pierre et Géraldine et montons une tente par terre pas loin de la voiture pour François. Et là, en pleine nuit, nous sommes à nouveau réveillés par des bruits bien étranges. Géraldine et Pierre regardent à travers les moustiquaires de la tente de toit. François sort sa tête de la tente. Et nous apercevons trois hippopotames broutant paisiblement l’herbe autour de la voiture.

Le lendemain matin, nous faisons un « game drive » dans le parc de Chobe. Nous voyons deux lions dont un caché dans les fourrés en train de dévorer un animal. Nous tombons aussi sur un groupe de huit lions faisant la sieste non loin de la rivière. Nous voyons beaucoup d’oiseaux le long des rives du Chobe, des hippopotames (peut-être les mêmes que cette nuit), des éléphants et beaucoup d’autres animaux. Mais, jamais, nous n’apercevrons une giraffe. Fait incroyable, Géraldine repartira d’Afrique sans avoir vu une giraffe.
De retour du game drive matinal, nous prenons notre petit déjeuner et nous sommes assaillis par une groupe de petits singes qui ont l’air si mignons de loin mais tellement voleurs quand ils s’y mettent. Nous sauvons de justesse notre pain mais un singe nous volera nos gobelets.
L’après-midi, nous prenons un bateau pour une ballade sur le Chobe. Nous avons, entre autres, le spectacle d’un éléphant traversant à la nage la rivière pour rejoindre le marais en plein milieu de la rivière et d’un énorme crocodile se reposant sur la berge.

De retour à Victoria Falls, nous nous disons qu’il est impensable de quitter cette ville sans descendre en rafting les rapides mondialement connus du Zambèze. C’est donc vendredi passé que nous avons embarqué à bord d’un raft pour cette descente splendide (toute la descente se font dans les georges du Zambèze) et sportive. C’est finalement au rapide 16b (Terminator 2) qu’une énorme vague recouvrira notre bateau et que Géraldine passera par dessus bord, rapidement secourue par François pour la remonter dans l’embarcation. Nous ne nous retournerons pas mais prendrons une bonne dose d’adrénaline tout au long de la descente.
Comparé au rafting que nous avons fait sur le Nil en Ouganda, la descente du Zambèze était plus calme. Cela est du à la saison actuelle car le niveau de l’eau est plus haut et donc les rapides moins « abruptes » et aussi car notre raft était plus long et donc plus stable.

C’est hier, le samedi 22 mars que Géraldine a repris l’avion vers la Belgique. Nous profitons de cette journée de dimanche pour ranger nos trois giraffes de 2 mètres de long, achetées sur le marché artisanal, que nous avons du caser dans la voiture, et pour mettre à jour notre site.

Demain, nous reprenons la route avec cette fois-ci, comme destination finale Capetown, l’objectif tant convoité de cette première partie du voyage. Nous passerons par le Botswana et la Namibie pour descendre plein sud vers Capetown. Nous pensons être d’ici début avril à Capetown pour un retour après les formalités (avion et renvoi de la voiture en bateau) au plus tard à Pâques en Belgique.


Nos plus belles rencontres
• Sarah de Hemptinne, qui nous a reçus à Arusha et nous a guidés d’une main de maître dans cette ville,
• Géraldine, la soeur de Pierre, avec qui nous avons passés un séjour inoubliable aux Chutes et au Botswana,
• Adam, le garagiste d’Arusha, qui nous a rafistolé notre carroserie pour presque rien,
• Stanley, le manager des cuisines du camping où nous logions à Victoria Falls. Chaque soir où nous sortions, on le rencontrait dans un bar où une boîte et ils passait la soirée avec nous.
• Les policiers zambiens corrompus qui ne parlaient pas anglais.


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